Retrouvez ici toutes les actualités du Journal Citoyen : reportages, enquêtes locales, initiatives des habitants, vie des communes et tribunes citoyennes.
Chaque article reflète notre volonté de proposer une information indépendante, accessible et ancrée dans la Haute‑Marne.

Les sujets sont classés par ordre chronologique : les plus récents apparaissent en premier.

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Actualités

Sébastien Proto, groupe Elsan, plante les derniers clous du cercueil de l’hôpital

01/10/2026

Sébastien Proto, groupe Elsan, plante les derniers clous du cercueil de l’hôpital

Avec de tels propos, les slogans fétiches du Conseil départemental de Haute‑Marne :

 👉« la vie est ici » ou « La Haute‑Marne inspire et respire » en prennent un sérieux coup dans les mirettes.


❓Mais qui est donc cet homme qui enterre l’hôpital de Langres ❓

— Celui qui plante les derniers clous du cercueil de la chirurgie langroise. 
— Celui qui vous explique que sept patients sur dix s’expatrient déjà pour se faire opérer. 
— Celui qui constate que vous avez toutes les chances de mourir plus jeune en Haute‑Marne. 
— Celui qui balaie d’un revers de main l’idée même d’une chirurgie ambulatoire.

 

🤫Chut… confidence : il n’est pas médecin.🤫

 

Sébastien Proto, né le 25 novembre 1977 à Suresnes :

— Ancien élève de l’ENA — Diplômé de Sciences Po (1998) et de l’ESSEC (2001)
— Société Générale (2018–2023) : directeur de la stratégie, puis directeur général adjoint
— Rothschild & Co (2011–2018) : associé‑gérant
— Haute fonction publique (2004–2012) : inspecteur des finances 
— Directeur de cabinet d’Éric Woerth (celui qui déclarait qu’il y avait « trop d’hôpitaux en France »)
— Directeur de cabinet de Valérie Pécresse
— Conseiller économique de Nicolas Sarkozy
— Aujourd’hui : président exécutif du groupe Elsan, premier groupe de santé privée en France

 

  👉Face au CV impressionnant de cet énarque :


« grenouillant dans les hautes sphères du pouvoir qui nous a menés à 3 500 milliards de dettes » !

 

🤡J’ai une pensée émue pour Coluche, qui résumait si bien la technocratie🤡


• Sur leur gestion : « Les technocrates, si on leur donnait le désert du Sahara, dans cinq ans, il faudrait qu’ils achètent du sable. »

 

• Sur leur déconnexion : « Donnez‑leur un problème, ils vous trouveront une solution compliquée. »

 
 

👉Alors, Citoyen haut‑marnais…


— On nous répète depuis des années que « La vie est ici ». 
— Mais avec un Département qui capitule.
— Une Agence Régionale de Santé qui somnole
— Et un groupe privé qui décide que nous ne valons pas une salle d’opération !

 

il va falloir sérieusement envisager de mettre à jour le slogan officiel :

 

🚨« La vie est ici… Oui… mais pas pour longtemps. »

👉 Parce qu’à ce rythme, nous aurons toutes les chances :


— De mourir plus jeune et en silence,

— ou de plier bagage pour aller respirer sous des cieux plus radieux,
— là où l’on considère encore que les habitants méritent un hôpital.


Nous vivons une époque formidable.

Le Citoyen.

 

Actualités Villages

Saint‑Dizier — Quentin Brière, l’arroseur arrosé : AFPA / Héraclès

01/10/2026

Saint‑Dizier — Quentin Brière, l’arroseur arrosé : AFPA / Héraclès

 

🎭 Deux scènes, un même acteur

1 — Trois quarts de page de lamentations
Le maire de Saint‑Dizier s’émeut de la décision de l’AFPA de fermer son antenne bragarde. Un drame, nous dit‑on. Une injustice. Une atteinte au service public.

2 — En bas de page : la démolition du bâtiment “Héraclès”
Attention : la presse ne parle pas du bâtiment municipal loué à Héraclès Club. Non, elle parle du « bâtiment Héraclès ». Et pour cause : cet endroit résonne encore du courage de Fabrice Douheret, président visionnaire de l’association, qui créa — avec « une bande de copains » — la première salle de fitness du pays bragard il y a près de 40 ans.

Une aventure magnifique, une saga locale brisée par l’impétueux « Lyonnais » Quentin Brière, devenu maire par adoubement du non moins célèbre Cornut‑Gentille.

 

🎬 Le duo d’édiles et leurs œuvres

Comme le rappelle l’article :

Le duo rachète « à prix d’or » le restaurant La Pierre Gourmande. On parle de 400 000 €.
Le même duo jette « comme une vieille chaussette » le bail commercial de l’association Héraclès, après l’avoir épuisée financièrement et juridiquement.
Une manière, sans doute, d’exprimer leur sens aigu de l’égalité.

Un scénario digne du Parrain.

🎯 Pourquoi “l’arroseur arrosé” ?

Parce qu’il est remarquable de voir le maire s’émouvoir aujourd’hui de la fermeture de l’AFPA… alors qu’hier, il a exécuté en place publique l’association Héraclès Club.

Certains diront : « Rien à voir. L’AFPA, ce sont des salariés licenciés et un service rendu aux citoyens. »

Oui. Mais lorsque Héraclès a dû licencier sa femme de ménage :

Était‑ce une promenade de santé ?
Une œuvre de salut public du maire ?
Était‑ce indispensable pour raser un bâtiment… sans aucun projet, comme le souligne le JHM ?
Héraclès ne proposait‑il pas, par ses tarifs, un accès au sport pour les citoyens modestes ?

🔍 Petit rappel historique pour nos lecteurs

Du 21 janvier 1949 au 31 décembre 2016, l’AFPA était une association : Association nationale pour la formation professionnelle des adultes.

Depuis le 1er janvier 2017, elle devient : Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes, statut EPIC (organisme public).

  • Motifs officiels du changement :
  • Réformer la gouvernance
  • Stabiliser le financement
  • Intégrer pleinement les politiques nationales de formation et d’emploi


Au vu des résultats… on se félicite que l’État ait mis la main sur « l’association » en 2017. (Humour.)
Encore une fameuse agence d’État gérée par des « Mozart de la finance ».

 

🔄 Le miroir

Aujourd’hui, nul doute que le maire et son équipe sont choqués par la décision du conseil d’administration national de l’AFPA de fermer l’antenne de Saint‑Dizier.

Hier, bien des Bragards étaient choqués par la décision du maire et de son conseil municipal d’exécuter l’association Héraclès Club.


Ainsi va la vie. Ainsi va la fable de l’arroseur arrosé.

Nous vivons une époque formidable.

Le Citoyen

Actualités Villages

Un groupe au Sénat pour le Rassemblement National : un coup de tonnerre

29/09/2026

Un groupe au Sénat pour le Rassemblement National : un coup de tonnerre

Un citoyen, excédé par le prix des taxes sur les carburants, me rappelait récemment :

 

que si le budget de l’État ne permettait pas  — paraît‑il — de baisser la TVA,

cela n’avait pas empêché de renouveler le mobilier du Sénat et d’offrir un fauteuil ergonomique à ± 20 000 € pour que le « céans » du président Gérard Larcher ne fatigue pas en séance.

Un peu taquin, espérons qu’à ce prix‑là le fauteuil soit muni d’un système de sécurité.
Car avec un groupe RN dans son hémicycle, il y a de quoi faire tomber de son cher siège un Gérard Larcher enraciné dans son poste depuis quinze ans.

Hé oui : un record toutes catégories pour ce fidèle serviteur de l’État, au modeste revenu de 11 540 €
(traitement de base, indemnité de fonction, de résidence, etc.).

Retour à notre quotidien départemental — édition du 28 septembre 2026

En page 1, en bas à droite, un timbre‑poste ou presque :

« Le RN frappe un grand coup – élections sénatoriales »

En page 2, l’éditorial de la rédactrice en chef :

« Pour la première fois de son histoire, le RN, ex‑FN, va pouvoir former un groupe au Sénat. » « Le RN ne bouscule pas les équilibres, mais il marque des points. » « Mais le scrutin sénatorial n’est ni un galop d’essai ni un test probant. L’élection du président de la République, c’est vraiment tout autre chose. »

En page 32 : Le RN débarque en force au Sénat !

« Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse…
Avec au moins quinze sièges acquis au parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella ou à leurs alliés de l’Union des droites pour la République (UDR) d’Éric Ciotti,
le RN a rempli son objectif avant même l’officialisation des derniers résultats de la soirée. » « L’implantation locale du RN est en nette progression, à l’image de scores parfois quintuplés par rapport au dernier scrutin en 2020. »

La même chanson… mais avec quelques couacs

Difficile de ne pas entendre quelques notes dissonantes entre :

l’éditorial de la rédactrice en chef, qui minimise autant que possible le coup de tonnerre politique que représente la formation d’un nouveau groupe au Sénat ;
la page 32, dont le titre seul résume la réalité politique.

La « lapalissade » de l’éditorial

—
« L’élection du président de la République, c’est vraiment tout autre chose »

— n’empêche en rien de constater que ce scrutin sénatorial peut être interprété comme un signal favorable envoyé par ceux que l’on appelle
les « grands électeurs » à la candidate à la présidence de la République.


Et maintenant ?

Au Journal Citoyen, nous ne présageons pas de l’avenir : nous commentons l’événement présent.


Sauf peut‑être pour imaginer que, vu le blocage du « détroit de Bercy »,
il n’est pas totalement exclu de voir un litre de gasoil à 3 € bien avant l’impression des dizaines de bulletins de vote
de la cohorte de candidats du premier tour de la présidentielle.

Nous vivons une époque formidable.

Le Citoyen

Actualités

Réunion à l’Élysée : les Russes au cœur des échanges, les carburants relégués au second plan

18/09/2026

Réunion à l’Élysée : les Russes au cœur des échanges, les carburants relégués au second plan

Réunion à l’Élysée : les Russes au cœur des échanges, les carburants relégués au second plan

Ce matin, Emmanuel Macron a réuni les chefs de partis à l’Élysée pour une rencontre annoncée comme consacrée à la flambée des prix des carburants. Un sujet particulièrement sensible pour les Français, alors que les hausses successives pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat, en particulier dans les territoires ruraux où la voiture est indispensable.

Pourtant, selon plusieurs participants, la discussion a rapidement pris une autre direction : celle des ingérences étrangères et de la menace russe. Un décalage qui a surpris les responsables politiques présents et suscité de nombreuses réactions dans le pays.

Un rendez-vous très attendu sur les carburants

La convocation de cette réunion avait été présentée comme une réponse à l’inquiétude croissante des ménages face à l’augmentation du prix du litre, qui dépasse régulièrement les 2 euros dans plusieurs départements, dont la Haute-Marne.

Les chefs de partis étaient arrivés avec des propositions concrètes portant sur la fiscalité appliquée aux carburants, les marges de distribution, les importations, les dispositifs de compensation possibles et les mesures d’urgence pour les professionnels dépendants de leur véhicule.

Une discussion largement consacrée à la menace russe

D’après plusieurs témoignages recueillis à l’issue de la rencontre, le président de la République a consacré une part importante de son intervention à la question des ingérences étrangères, de la désinformation et des risques géopolitiques liés à la Russie.

Les carburants, pourtant au cœur des attentes, n’auraient été abordés qu’en fin de réunion et de manière limitée. Cette orientation a surpris plusieurs participants, qui s’attendaient à un échange centré sur le pouvoir d’achat et les solutions immédiates pour les ménages et les professionnels.

Un décalage ressenti dans les territoires

Dans les zones rurales comme la Haute-Marne, la hausse des carburants n’est pas un sujet théorique : elle conditionne la vie quotidienne. Les habitants doivent parcourir de longues distances pour se rendre au travail, accéder aux soins, faire leurs courses, accompagner leurs enfants ou simplement maintenir une activité professionnelle.

Chaque hausse de 10 centimes se ressent immédiatement dans les budgets. Les ménages les plus modestes sont les premiers touchés, mais les professionnels — artisans, agriculteurs, infirmières libérales, transporteurs — sont également en première ligne.

Le train de vie de l’État en toile de fond

Cette réunion intervient dans un contexte où plusieurs dépenses publiques ont récemment suscité des interrogations, notamment les déplacements officiels, les réceptions institutionnelles, les investissements symboliques et le fonctionnement des grandes administrations nationales.

Ces éléments alimentent un sentiment de déconnexion entre les préoccupations quotidiennes des citoyens et les priorités affichées au sommet de l’État.

Une réunion qui laisse un goût d’inachevé

Si la question des ingérences étrangères constitue un enjeu réel pour la sécurité nationale, de nombreux responsables politiques regrettent que le sujet des carburants — annoncé comme central — n’ait pas été traité à la hauteur des attentes.

Pour les Français, la problématique reste urgente : pouvoir se déplacer, travailler, vivre, sans que le coût du carburant ne devienne un obstacle majeur.

La réunion de ce matin, présentée comme un moment de clarification, laisse donc un sentiment d’inachevé. Les participants attendent désormais des annonces concrètes dans les prochains jours.

Nous vivons une époque formidable 
Le Citoyen

Un enjeu majeur pour les mois à venir

La question des carburants s’inscrit dans un contexte plus large : inflation persistante, tensions internationales, transition énergétique, fragilité des territoires ruraux et inquiétudes croissantes sur le pouvoir d’achat.

Les décisions prises dans les semaines à venir auront un impact direct sur des millions de Français. Les acteurs politiques comme les citoyens attendent désormais des mesures claires, lisibles et adaptées aux réalités du terrain.

 

Actualités

Haute‑Marne : quand le gasoil atteint 2,45 € le litre, les élus dépensent des millions

18/09/2026

Haute‑Marne : quand le gasoil atteint 2,45 € le litre, les élus dépensent des millions

chaque plein devient un événement financier :

55 litres × 2,45 € = 134,75 €
Pour un salarié qui parcourt 40 km par jour, cela représente près de 300 € par mois uniquement pour aller travailler.
C’est le prix d’une semaine de courses, ou un mois de chauffage au bois.
Pendant que les habitants comptent leurs litres, les institutions, elles, continuent de compter en millions.

 

Chaumont : 114 licenciements annoncés, un choc social majeur ⚠️
Le 14 septembre 2026, la direction de Viant a officiellement annoncé le lancement d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) prévoyant le licenciement de 114 salariés sur les 229 que compte le site chaumontais. La moitié des effectifs.

Des familles entières plongées dans l’incertitude. Un bassin d’emploi déjà fragile qui encaisse un coup terrible. Des salariés qui, pour beaucoup, travaillent depuis 10, 20 ou 30 ans dans l’entreprise.

Dans ce contexte de crise sociale, économique et humaine, les habitants attendaient des signaux de soutien, de solidarité, de mobilisation.

Ils ont eu autre chose.

1,5 million d’euros pour acheter la Boisserie : un bras de fer d’ego politique malvenu 🏛️
Au même moment, le président du Département, Nicolas Lacroix, annonce vouloir racheter la Boisserie pour 1 500 000 €.

Une annonce qui tombe le jour même où Chaumont apprend qu’elle va perdre 114 emplois. Le contraste est brutal.

D’autant plus que l’État s’était proposé de racheter la Boisserie. Une solution logique : la mémoire d’un personnage national devrait être financée par la Nation, pas par un seul département rural.

Mais Nicolas Lacroix refuse. Non pour des raisons financières — l’État prenant en charge l’achat — mais pour des raisons d’ego politique : ne pas laisser l’État “reprendre la main” sur un symbole haut‑marnais.

Le problème, c’est que cette position intervient alors même que :

le Mémorial Charles‑de‑Gaulle, présidé par le Département,
est un gouffre financier,
avec un déficit abyssal,
que le Département doit renflouer chaque année.
Autrement dit : le Département paie déjà pour la mémoire nationale, et il paierait encore davantage en rachetant la Boisserie.

Et cela, au moment où 114 familles perdent leur emploi.

Un confort politique qui interroge 🚗💼
Dans un département où les habitants comptent leurs litres, leurs kilomètres et leurs fins de mois, certains élus semblent évoluer dans un autre univers.

Un univers où :

👉 on roule en DS 9 de fonction à 78 000 €, 👉 avec carburant payé, 👉 où les déplacements ne coûtent rien, 👉 où les budgets se votent en millions, 👉 où les priorités ne sont plus celles du terrain.

Ce confort n’est pas illégal, puisqu’il a été voté par une majorité élue, mais il est indécent au regard de l’extrême pauvreté qui frappe une majorité de citoyens haut‑marnais.

50 millions d’euros pour un bâtiment d’accueil du public à l’Assemblée nationale 🏗️
À Paris, la présidente de l’Assemblée nationale maintient son projet de construction d’un bâtiment destiné à l’accueil du public, pour un montant estimé à 50 millions d’euros.

Un projet ambitieux, pensé pour améliorer la relation entre citoyens et institutions… mais qui, vu depuis la Haute‑Marne, ressemble surtout à une dépense hors‑sol.

Encore une fois, le fossé entre les préoccupations nationales et les réalités locales se creuse.

Deux mondes qui ne se parlent plus 🌍↔️🌾
Ces décisions budgétaires ne sont pas illégales, mais elles reflètent la mentalité d’une élite politique profondément déconnectée.

Une élite qui raisonne en millions, en patrimoine, en grands projets, pendant que les habitants raisonnent en euros, en kilomètres, en litres de carburant.

En Haute‑Marne, il n’y a pas de métro, pas de tram, pas de RER, pas de bus cadencés. Quand le carburant augmente, il n’y a aucune alternative.

Et quand une entreprise annonce 114 licenciements, il n’y a pas de parachute.

Un sentiment d’abandon qui grandit 😔
Pour beaucoup de citoyens, ces décisions donnent l’impression que les priorités ne sont plus alignées. Que les institutions vivent dans un autre pays. Que les préoccupations du quotidien ne sont plus entendues.

La question n’est pas de savoir si la Boisserie mérite d’être préservée, ni si l’Assemblée nationale doit accueillir mieux le public. La question est : est‑ce le moment ?

Alors que les fins de mois commencent le 12, que les déplacements deviennent un luxe, que les territoires ruraux s’enfoncent dans la précarité énergétique, ces dépenses apparaissent comme un symbole de déconnexion.

À l’aube d’élections omniprésentes, un spectacle politique affligeant 📺🎭
À l’aube d’élections qui occupent tous les espaces médiatiques, les citoyens assistent, dans le camp de ceux qui gouvernent la France depuis des décennies, à un véritable mercato présidentiel.

Si l’argent manque dans chaque foyer haut‑marnais et français, les candidats — eux — promettent de ramener un meilleur “bulletin scolaire” si les électeurs acceptent leur redoublement.

Ils s’alignent sur les plateaux télé matin, midi et soir, tous d’accord sur un programme commun : faire barrage à ceux qui n’ont jamais gouverné la France.

Pendant que les citoyens comptent leurs litres, eux comptent leurs apparitions médiatiques, leurs futurs mandats, leurs futurs portefeuilles.

Conclusion : Nous vivons une époque formidable 🤡
Les citoyens du département ne demandent pas des monuments, mais des solutions. Pas des projets prestigieux, mais des mesures concrètes. Pas des millions pour des bâtiments, mais des politiques qui tiennent compte de la réalité rurale.

Nous vivons une époque formidable.

Le Citoyen

Actualités

Hôpitaux de Haute‑Marne : non à Rolampont oui à Nancy.

13/09/2026

Hôpitaux de Haute‑Marne : non à Rolampont oui à Nancy.

 

Dans le même numéro, une formule interpelle : « Le prochain ministre de la Santé sera‑t‑il une IA ? »

Une provocation qui résonne avec le sentiment d’incompréhension exprimé par de nombreux habitants de Haute‑Marne face aux décisions nationales concernant l’offre de soins dans leur département.

Un message assumé : “Allez vous faire soigner dans les grands centres”


Lors d’une intervention publique, le président du Conseil départemental de Haute‑Marne, Nicolas Lacroix, a déclaré :
« Allez vous faire soigner dans les grands centres. » Une prise de position qui confirme l’orientation actuelle :
encourager les patients à se tourner vers Nancy, Reims ou Dijon pour leurs soins spécialisés.

Pour beaucoup d’acteurs locaux, cette stratégie s’inscrit dans une tendance plus large : la réduction progressive des services publics en zone rurale et la concentration des infrastructures dans les métropoles régionales.

Un projet hospitalier qui aurait pu voir le jour en Haute‑Marne
Plusieurs élus et professionnels de santé rappellent qu’un Centre Hospitalier Universitaire aurait pu être envisagé en Haute‑Marne, compte tenu d’un bassin de population de 170 000 habitants. Mais le projet n’a jamais été retenu, alimentant le sentiment que les territoires ruraux restent en marge des grandes décisions nationales.

Centralisation hospitalière : Nancy et Nantes en exemples

Pendant que le projet haut‑marnais est abandonné, d’autres régions avancent :

  • Nantes inaugure le plus grand centre hospitalier d’Europe.
  • Nancy regroupe ses services pour constituer un pôle hospitalier majeur du Grand Est.


Ces investissements massifs illustrent une politique de centralisation qui renforce les métropoles au détriment des zones rurales.

La loi sur l’artificialisation des sols : un frein supplémentaire pour les territoires ruraux

La mise en œuvre de la loi sur l’artificialisation des sols (ZAN), visant le Zéro Artificialisation Nette en 2050, limite désormais la délivrance de permis de construire dans de nombreuses communes rurales. Pour les élus locaux, cette contrainte supplémentaire risque d’accentuer la perte d’attractivité des villages, déjà confrontés à la fermeture de services publics et à la baisse démographique.

🧭 Un virage vers une gouvernance collectiviste ?
Au‑delà des questions hospitalières, plusieurs signaux montrent un changement profond de modèle dans les territoires ruraux :
l’État et les collectivités locales financent désormais des services commerciaux ou médicaux, traditionnellement portés par des acteurs privés.

Cette évolution pose une question centrale : 👉 La France devient‑elle un pays collectiviste qui s’ignore ?

Des magasins d’État financés par l’impôt Dans plusieurs communes, les municipalités ont construit ou financé :

  • des bars‑restaurants,
  • des épiceries,
  • des commerces multiservices.


Ces structures, pensées pour maintenir une vie locale, sont financées par l’impôt des contribuables. Mais leur viabilité reste fragile : lorsque l’exploitant manque, le bâtiment reste fermé.

Exemple à Roche‑Bettaincourt :

À Roche‑Bettaincourt, le bar‑restaurant communal a été construit flambant neuf, pour un montant de 465 374 € HT. Mais à ce jour, il semble qu’aucun exploitant n’ait été trouvé pour en assurer l’ouverture et la gestion.
Le bâtiment, terminé depuis plusieurs mois, reste donc inoccupé, illustrant les limites d’un modèle où la collectivité finance l’outil… sans garantir l’activité.

La médecine libérale remplacée par une médecine d’État :

Le même phénomène apparaît dans le domaine médical. Dans certaines communes, les médecins sont désormais salariés par les collectivités, avec :

  • 39 heures hebdomadaires,
  • heures supplémentaires,
  • congés payés,
  • frais de déplacement,
  • prime d’ancienneté etc.


Un modèle qui rappelle davantage une médecine administrée qu’une médecine libérale.

 

À Andelot, quatre médecins sur cinq sont désormais salariés.

Pour certains élus, c’est une solution pragmatique. Pour d’autres, c’est le signe d’un glissement vers une organisation collectiviste, où l’État et les collectivités se substituent aux acteurs privés pour maintenir des services essentiels.

Une machine administrative tentaculaire

À cela s’ajoute une administration omniprésente, productrice de :

  • normes,
  • réglementations,
  • procédures,
  • obligations,
  • contrôles.


Les élus locaux comme les entrepreneurs dénoncent une complexité croissante, qui freine les initiatives individuelles et renforce la dépendance aux financements publics.

 

🔍 Un État qui veut tout contrôler… mais n’assure plus ses missions essentielles

Le paradoxe est frappant : 👉 Plus l’État veut tout maîtriser, moins ses missions fondamentales fonctionnent.

Une centralisation extrême : toutes les factures des entreprises dans les tiroirs de Bercy

La réforme de la facturation électronique impose à toutes les entreprises françaises de transmettre l’intégralité de leurs factures aux services fiscaux.
Une centralisation sans précédent, qui illustre la volonté de l’État de suivre, contrôler et analyser chaque flux économique.


Pourtant, dans le même temps :

  • Les services régaliens essentiels ne répondent plus présents
  • Éducation nationale : les résultats PISA sont en chute libre.
  • Sécurité : policiers et pompiers manifestent pour dénoncer le manque de moyens.
  • Santé : les ARS peinent à coordonner efficacement les acteurs locaux.
  • Culture : des musées nationaux sont cambriolés à répétition.
  • Cybersécurité : les ordinateurs de Bercy ont été piratés, alors même que l’État exige désormais que toutes les entreprises y envoient leurs données sensibles.

Le résultat : une dette publique abyssale

Malgré cette centralisation croissante, la France accumule :

  • une dette publique record,
  • des services publics affaiblis,
  • des territoires ruraux délaissés,
  • une perte de confiance des citoyens.


Conclusion

Face à cette situation, comment ne pas citer la célèbre phrase de Georges Clemenceau :

« La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts. »

Une formule ancienne, mais qui résonne singulièrement avec les débats actuels sur la gouvernance, la centralisation et l’efficacité de l’action publique.

Nous vivons une époque extraordinaire.
Le Citoyen

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