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Des hôpitaux flambant neufs… mais pas un sou pour les ambulanciers privés ?

21/06/2026

Des hôpitaux flambant neufs… mais pas un sou pour les ambulanciers privés ?

« Les jeux sont faits, rien ne va plus. »
On croirait entendre le croupier du casino, sauf qu’ici, ce sont les ambulanciers privés de Haute‑Marne qui se retrouvent à la table… et ce sont nos “élites” qui raflent les jetons. 

Car comment ne pas halluciner devant les décisions, les coups médiatiques et les fanfaronnades de ceux qui prétendent gérer notre système de santé ? 

Souvenez‑vous :
Défilé de ministres, ARS en goguette, élus départementaux en pleine chorégraphie de ciseaux dorés 

Rubans coupés, truelles brandies, premières pierres posées, petits fours engloutis, champagne sabré comme si la Haute‑Marne venait d’inventer la médecine moderne 

Tout ce cirque  pour couvrir la grogne du peuple et célébrer leur grande « restructuration » hospitalière.

Et aujourd’hui, on découvre quoi ?
Que les hôpitaux ne paieraient même plus les ambulanciers privés.
Oui, ceux qui bossent vraiment. 
Les invisibles qui font tourner la machine 🔧

Ces chefs d’entreprise ont mis leurs économies, leurs emprunts, leurs nuits blanches dans leurs ambulances.
Ils embauchent, paient charges, taxes, carburant hors de prix 
Ce sont eux qui viennent vous chercher chez vous, vous emmènent aux examens, aux consultations, aux hospitalisations.
Là, pas de souci : la Sécu et les mutuelles règlent.
Mais dès qu’il s’agit de transports entre deux hôpitaux, c’est une autre musique 

Parce que, oui, nos décideurs ont eu l’idée géniale de construire des hôpitaux sans bloc opératoire
Résultat : un médecin vous diagnostique une opération… puis vous annonce qu’il faut vous envoyer dans un hôpital « complet », un vrai, avec bloc opératoire.
Forcément.
Et comme les hôpitaux n’ont pas d’ambulances internes, on appelle les privés.

Des privés tellement conciliants qu’ils acceptent d’être payés plus tard.
Sauf que pour certains décideurs, « plus tard » veut dire jamais. 
La dette gonfle, les impayés s’empilent, et après des mois de relances polies, les ambulanciers craquent.
Normal.
Le bon sens qu’on a perdu en route 

Ma grand‑mère aurait réglé l’affaire en deux phrases :
« Hé Nini, c’est fini. Vos transports, vous les faites vous‑mêmes ou vous payez votre dette. Point. »

Conclusion

Entre deux hôpitaux, les petits fours voyagent manifestement plus vite que les patients. 
Formidable époque, vraiment.
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