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16/07/2026
Le 19 mai 1802, au cœur d’une France encore marquée par les soubresauts révolutionnaires, Napoléon Bonaparte crée la Légion d’honneur. Il souhaite alors un ordre qui récompense la vertu, l’honneur et l’héroïsme, un pont entre la bravoure militaire et le mérite civil.
Un idéal républicain, presque sacré, qui devait incarner la grandeur de la Nation.
Treize ans plus tard, le 15 octobre 1815, l’Empereur déchu arrive à Sainte‑Hélène, loin de Paris, loin des Invalides, loin de cette France qu’il avait façonnée. Son tombeau, installé plus tard au cœur du monument parisien, deviendra un lieu de mémoire, de recueillement… et parfois de perplexité.
🎖️ 14 juillet 2026 : une cérémonie qui interroge
Ce 14 juillet 2026, jour de fête nationale, Emmanuel Macron décerne la Légion d’honneur à un homme qui n’est ni militaire français, ni citoyen de la République, ni même engagé dans une action d’intérêt national. Il s’agit du Premier ministre britannique démissionnaire Keir Starmer.
Un choix qui, au-delà de la diplomatie, a surpris jusque dans les travées des Invalides.
Certains témoins affirment même avoir entendu un bruit sourd, comme un écho venu du tombeau de Napoléon. Une rumeur, bien sûr. Une fiction assumée.
Un clin d’œil historique que nous revendiquons volontiers comme un poisson d’avril en plein mois de juillet.
Mais derrière l’humour, une question demeure :
👉 Napoléon aurait‑il imaginé, un jour, qu’un Anglais recevrait sa Légion d’honneur ? Difficile à croire.
Aussi improbable, diront certains, que de penser que les manuels d’histoire de France puissent un jour présenter Emmanuel Macron comme un grand homme d’État.
🏛️ Une distinction qui perd son sens ?
La Légion d’honneur, autrefois symbole de courage et de mérite, semble glisser lentement mais sûrement sur les marches de l’Histoire. Non pas par la faute de ceux qui la reçoivent, mais par celle de ceux qui la distribuent. Année après année, la distinction paraît s’éloigner de son essence : récompenser la vertu, l’honneur et l’héroïsme.
Ces mots, pourtant gravés dans la mémoire nationale, semblent parfois oubliés par nos élites, trop occupées à manier le prestige plutôt qu’à honorer le mérite.
🔥 Hommage à un véritable héros
À l’heure où certains reçoivent des médailles pour des raisons qui échappent au citoyen, d’autres tombent dans l’anonymat du quotidien.
Le jeune sapeur‑pompier volontaire Baptiste Gerfaud‑Valentin, 22 ans, est mort au combat contre le feu sur les pentes escarpées de la commune de Planay, en Savoie. Un engagement total, un courage absolu, une vie donnée pour protéger les autres.
Voilà ce que signifiaient autrefois les mots vertu, honneur, héroïsme. Voilà ce que la Légion d’honneur devrait continuer à incarner.
🌍 Une époque formidable
Entre cérémonies diplomatiques, symboles détournés et véritables actes de bravoure, la France avance, parfois avec ironie, souvent avec contradictions.
Mais le citoyen, lui, observe, analyse, et n’oublie pas.
Nous vivons une époque formidable.
Le Citoyen
14/07/2026
🇸🇾 Syrie : un pouvoir arrivé par la force
Ahmed al‑Charaa, ancien chef jihadiste de HTS, a pris le pouvoir en décembre 2024 après avoir renversé Bachar al‑Assad lors d’une offensive éclair. Il devient dirigeant de facto le 8 décembre 2024, avant d’être officiellement nommé président par les structures révolutionnaires.
Difficile, dans ce contexte, de parler de « démocratie ».
🇺🇦 Ukraine : des élections impossibles… ou simplement non organisées ?
🗳️ Élections législatives
La Constitution ukrainienne prévoit que les élections législatives se tiennent le dernier dimanche d’octobre de la cinquième année du mandat parlementaire. Elles auraient donc dû avoir lieu le 29 octobre 2023.
🗳️ Élection présidentielle
L’Ukraine aurait dû élire son président en mars ou avril 2024. Mais la loi martiale, en vigueur depuis février 2022, interdit toute élection. Le mandat de Volodymyr Zelensky est donc prolongé automatiquement jusqu’à la fin de la guerre.
❓ Un retour à la démocratie : impossible ?
Pour la Syrie, nul doute : une dictature s’est installée par la force. Pour l’Ukraine, soutenir le peuple pourrait commencer par demander l’organisation d’élections, afin que la voix populaire puisse légitimement se prononcer.
La réponse des soutiens du président Zelensky est toujours la même : « Impossible en temps de guerre. »
Pourtant…
🌍 Des élections en temps de guerre : cela existe
Plusieurs pays ont déjà voté en pleine guerre ou en conflit armé majeur :
🇬🇧 Royaume‑Uni — 1945
🇺🇸 États‑Unis — 1864
🇮🇱 Israël — 1969
🇱🇰 Sri Lanka — 1983
🇮🇶 Irak — 2005
Ces scrutins servent souvent à légitimer un pouvoir, surtout lorsqu’il peut être bousculé par des mouvements de rue — comme celui des jeunes Ukrainiens il y a un an.
📦 La “révolution des cartons” :
un rappel démocratique
Du 22 au 31 juillet 2025, des milliers de jeunes Ukrainiens ont manifesté contre une loi affaiblissant les institutions anticorruption. Ce mouvement, baptisé révolution des cartons, visait directement une réforme validée par le gouvernement Zelensky.
Un peuple qui manifeste… mais qui ne peut pas voter.
🇬🇧 Zelensky, souvent comparé à Churchill ?
Dans l’enthousiasme, médias et élus ont comparé Zelensky à Churchill. Les mêmes ont comparé Macron à De Gaulle… ou à Napoléon.
Alors, chiche : Qu’il suive l’exemple de Churchill.
🇬🇧 Élections britanniques de 1945
Churchill organise des élections pendant la Seconde Guerre mondiale, juste après la victoire en Europe. Le pays est encore en guerre contre le Japon. Il est battu par Clement Attlee. Mais la démocratie a parlé.
La démocratie ne doit-elle pas pouvoir s’exprimer en tout temps et en toutes circonstances ?
Lorsque la démocratie exige que nos pères, nos fils, nos cousins, nos amis risquent leur vie pour elle,
la moindre des choses n’est-elle pas de consulter le peuple ?
🧠 Conclusion philosophique
Paul Valéry écrivait : « La guerre est décrétée par des hommes qui se connaissent bien et est faite par des hommes qui ne se connaissent pas. »
✍️ Nous vivons une époque formidable
Le Citoyen
10/07/2026
À cela s’ajoute la grève des ambulanciers, qui tentent d’obtenir le paiement des transports inter‑hospitaliers impayés. Le cocktail est explosif : la disparition totale de la chirurgie est actée avant même que le président du Département ne coupe le ruban du futur “hôpital sans blocs opératoires”.
L’ARS : dont le responsable local est radié de l’Ordre des médecins. Un signe pour le moins étonnant de “compétence” pour juger de la pertinence des futurs hôpitaux haut‑marnais.
Le ministre de la Santé : dont beaucoup de citoyens seraient incapables de citer le nom, tant les ministres se succèdent au fil des gouvernements.
Le président du Conseil départemental : qui finance, mais affirme ne rien décider. Une position à géométrie variable, parfaitement compatible avec une stratégie de carrière nationale.
De là à imaginer qu’un élu puisse penser : « Paris vaut bien un hôpital sans chirurgie à Langres », il n’y a qu’un pas… que nous ne franchirons pas.
La situation actuelle pour les patients de Langres
Vous arrivez aux urgences avec votre enfant de dix ans, victime d’une appendicite aiguë. Le chirurgien, parfaitement compétent, vous explique que l’ARS a retiré le droit d’opérer les enfants à Langres.
Résultat : Vous prenez votre enfant, votre angoisse, et vous cherchez une ambulance pour rejoindre Dijon, en espérant que l’ARS ne soit pas passée par là aussi.
Après une telle épreuve, nul doute que certains citoyens auront une pensée pour ceux qui réclament la suppression des ARS, ces agences coûteuses dont l’utilité interroge… À part peut‑être pour offrir une reconversion confortable à des médecins radiés.
Comme disait Pierre Desproges : « Étonnant, non ? »
Vous chutez, fracture de la cheville. En bon Langrois, vous vous rendez à l’hôpital où les chirurgiens sont reconnus pour leur expertise en chirurgie osseuse.
Même réponse : direction Dijon.
De là à penser que ces chirurgiens paient le prix de leur refus de travailler dans le futur hôpital de Chaumont… Ou de leur soutien à un hôpital unique et central à Rolampont… À vous de juger, citoyens, surtout à l’approche des élections de 2027 (présidentielle et législatives) et 2028 (départementales).
Conclusion:
À force d’envoyer les Haut‑Marnais se faire soigner à Dijon ou ailleurs, certains pourraient finir par s’interroger sur l’utilité d’habiter le département.
Cela rappelle cette scène dans le commerce :
— « Tu as vu, j’ai mis le paquet, j’ai refait mon magasin, je suis au top ! » — « Il est beau ton magasin… mais tu n’as pas un client. »
Le slogan du département devient alors grinçant : « La vie est ici »… à condition d’être jeune et en bonne santé.
Nous vivons une époque formidable.
Le Citoyen
06/07/2026
Autant d’avantages cumulables, dans un pays où l’on déroule volontiers le tapis rouge aux médecins libéraux.
Puis survient le déconventionnement, choix pleinement assumé : les patients modestes se retrouvent à régler 50 € la consultation, sans aucun remboursement de l’Assurance maladie. Un libéralisme total… ou presque, au regard des aides publiques reçues à l’installation.
Du privé revendiqué au collectivisme assumé
Lorsque le gouvernement met fin à la possibilité de pratiquer hors convention, retournement spectaculaire : les « champions du privé » découvrent soudain les vertus du salariat. Les voilà désormais fonctionnaires territoriaux, employés par le Conseil départemental de la Haute‑Marne. Un virage idéologique à faire pâlir un contorsionniste.
Leur rémunération ? Mystère. Le JHM évoque une grille « difficilement lisible ». Étonnant, venant d’un journaliste ayant lui‑même travaillé au Conseil départemental auprès de Nicolas Lacroix. Si même les anciens de la maison n’y comprennent rien, c’est que le flou n’est pas un accident… mais une méthode. Comme le dit l’adage : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. »
Combien coûtent réellement ces médecins salariés ?
Un salaire net de 4 000 € représenterait environ 8 000 € de charge mensuelle pour la collectivité. Le chiffre reste approximatif : le Conseil départemental refuse de communiquer les montants exacts.
Ce que l’on sait, en revanche, est objectif :
2/3 des médecins libéraux travaillent environ 200 h/mois.
Pour un médecin salarié, la collectivité paierait :
140 h × 57,14 € = 8 000 €
60 h × 71,25 € = 4 275 € Total : 12 275 € / mois Sans compter le bâtiment, l’assurance, les déplacements… non divulgués.
Sur ces points, silence radio : les trois intéressés restent aussi discrets qu’au moment de leur déconventionnement. Passer du libéralisme revendiqué au collectivisme assumé exige, il est vrai, un certain talent pour l’acrobatie narrative.
Une désertification médicale instrumentalisée
La désertification médicale, personne ne la nie. Mais la responsabilité incombe à ceux qui dirigent le pays depuis cinquante ans — dont plusieurs proches de la majorité départementale actuelle.
Assumer le bilan ? Très peu pour eux. Ils rétorquent qu’ils ont été élus et réélus. Certes.
En démocratie, le peuple choisit son destin… mais souvent mal informé, grâce à des médias subventionnés dont la vigueur d’enquête varie selon que l’on tient le manche ou qu’on le conteste.
Résultat : abstention massive.
Le collectivisme version Haute‑Marne
Pendant ce temps, Nicolas Lacroix, secrétaire départemental des Républicains et président du Conseil départemental, applique avec enthousiasme une recette digne du Parti communiste : salarier les médecins.
Le collectivisme, finalement, ce n’est pas si mal… lorsqu’on en est le chef d’orchestre.
Les kolkhozes ne sont peut‑être plus si loin ?
Agriculteurs en difficulté, patience : les kolkhozes ne sont peut‑être plus si loin.
Imaginez : vos fermes rachetées par le Conseil départemental, et vous salariés. Le rêve soviétique, version Haute‑Marne.
En attendant : à vos impôts.
Nous vivons décidément une époque formidable.
Le Citoyen
Notes
Prime à l’installation : 50 000 € Exonération d’impôt sur le revenu : cinq premières années
20/06/2026
Car comment ne pas halluciner devant les décisions, les coups médiatiques et les fanfaronnades de ceux qui prétendent gérer notre système de santé ?
Souvenez‑vous :
Défilé de ministres, ARS en goguette, élus départementaux en pleine chorégraphie de ciseaux dorés
Rubans coupés, truelles brandies, premières pierres posées, petits fours engloutis, champagne sabré comme si la Haute‑Marne venait d’inventer la médecine moderne
Tout ce cirque pour couvrir la grogne du peuple et célébrer leur grande « restructuration » hospitalière.
Et aujourd’hui, on découvre quoi ?
Que les hôpitaux ne paieraient même plus les ambulanciers privés.
Oui, ceux qui bossent vraiment.
Les invisibles qui font tourner la machine 🔧
Ces chefs d’entreprise ont mis leurs économies, leurs emprunts, leurs nuits blanches dans leurs ambulances.
Ils embauchent, paient charges, taxes, carburant hors de prix
Ce sont eux qui viennent vous chercher chez vous, vous emmènent aux examens, aux consultations, aux hospitalisations.
Là, pas de souci : la Sécu et les mutuelles règlent.
Mais dès qu’il s’agit de transports entre deux hôpitaux, c’est une autre musique
Parce que, oui, nos décideurs ont eu l’idée géniale de construire des hôpitaux sans bloc opératoire
Résultat : un médecin vous diagnostique une opération… puis vous annonce qu’il faut vous envoyer dans un hôpital « complet », un vrai, avec bloc opératoire.
Forcément.
Et comme les hôpitaux n’ont pas d’ambulances internes, on appelle les privés.
Des privés tellement conciliants qu’ils acceptent d’être payés plus tard.
Sauf que pour certains décideurs, « plus tard » veut dire jamais.
La dette gonfle, les impayés s’empilent, et après des mois de relances polies, les ambulanciers craquent.
Normal.
Le bon sens qu’on a perdu en route
Ma grand‑mère aurait réglé l’affaire en deux phrases :
« Hé Nini, c’est fini. Vos transports, vous les faites vous‑mêmes ou vous payez votre dette. Point. »
Conclusion
Entre deux hôpitaux, les petits fours voyagent manifestement plus vite que les patients.
Formidable époque, vraiment.
Le Citoyen Voir moins
18/06/2026
Silence radio. Pas même un accusé de réception pour la forme.
Interrogé par un journaliste du quotidien départemental, le maire raconte les faits.
Et là, comme par magie, l’ego présidentiel se réveille : Nicolas Lacroix surgit pour revendiquer la paternité de l’opération, façon « c’est moi qui l’ai fait ».
Commence alors un récit épique, digne d’un Homère sous caféine.
Certains passages méritent presque un générique :
« Nos discussions ont été rudes… Au début, bénéficier du dispositif d’antenne était impossible. »
On imagine les lecteurs, bouche bée, prêts à appeler les secours :
— « Venez vite, Nicolas raconte sa mission impossible ! »
Le suspense grimpe, la tension monte… et la suite tombe,
façon comédie culte :
« Puis le règlement a évolué et nous avons été éligibles. »
Ah, le fameux règlement qui évolue pile au bon moment.
Un classique.
Puis arrive la Rafarinade du jour, servie
avec un sérieux olympique :
« Avec le pharmacien, on a pu monter ensemble ce qui n’était pas possible au début. »
On en viendrait presque à réclamer un tapis rouge, une fanfare et une limousine de fonction supplémentaire .
Mais la chute, elle, vaut son pesant de cacahuètes :
« Je n’avais pas à discuter de cela avec la mairie. »
Les habitants apprécieront.
Les maires du territoire aussi.
Cette phrase résume à elle seule l’hubris que certains reprochent à Nicolas Lacroix.
Comme dirait Gaston Lagaffe :
« M’enfin… »
– Je n’avais pas à parler de l’hôpital de Langres avec les soignants ou les patients.
– Je n’avais pas à parler de la pharmacie avec le maire de Doulaincourt.
– Je n’ai pas à m’expliquer sur ce que je fais ou ce que je touche.
« M’enfin… »
Mais ne soyons pas injustes :
la tradition est ancienne.
Bruno Sido, son prédécesseur, n’était‑il pas surnommé
« Le Roi Sido » ?
Il fallait bien un empereur pour lui succéder.
Peut‑être est‑ce pour cela qu’ils se retrouvent tous dans le même parti.
Scène de magasin :
quand l’innocence résume tout
Un jour, dans un magasin, un père et son petit garçon regardaient les télévisions.
Un reportage évoquait une réunion des LR sur les plages de Normandie.
Le petit garçon demande, tout doucement :
— « Dis papa, LR au bord de la mer…
Ça veut dire Les Requins ? »
Le père éclate de rire :
— « Mais non mon fils, ça veut dire Les Républicains.
C’est un parti politique avec des femmes et des hommes qui veulent tous devenir présidents de la République. »
Difficile de ne pas imaginer cette réplique
dans la bouche d’un chansonnier.
Nous vivons décidément une époque formidable.
Le Citoyen