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DOSSIER SPÉCIAL — Voitures électriques : entre canicule, tarifs EDF et contradictions politiques.

20/07/2026

DOSSIER SPÉCIAL — Voitures électriques : entre canicule, tarifs EDF et contradictions politiques.

🔌 I. Le rêve électrique : une promesse à géométrie variable
La voiture électrique est devenue un marqueur social autant qu’un objet technologique. Elle incarne l’avenir, mais un avenir vendu à prix d’or.

1. Des prix hors de portée pour beaucoup de ménages
Les modèles les plus accessibles dépassent souvent les 25 000 €, même avec les aides. Les autonomies annoncées sont parfois optimistes, et les performances réelles varient fortement selon la météo, le relief, la charge, la climatisation.

2. Une communication omniprésente, mais sélective
Les constructeurs investissent massivement dans la publicité. Les spots TV, les affiches, les partenariats, les influenceurs : tout est mobilisé pour présenter la voiture électrique comme une évidence.

Mais certaines informations, elles, restent soigneusement absentes des campagnes.

📈 II. Tarifs EDF : la hausse silencieuse qui change tout
Le 1er août, les tarifs EDF augmentent de 2,5 %. Une hausse qui touche directement les propriétaires de véhicules électriques, mais qui n’a pas bénéficié de la moindre communication grand public.

1. Une hausse sans débat
Pas de conférence de presse. Pas de campagne d’information. Pas de pédagogie. Juste une hausse discrète, glissée dans le quotidien des Français.

2. Une transition écologique qui repose sur un réseau électrique sous tension
La voiture électrique dépend entièrement de l’électricité. Chaque hausse tarifaire impacte directement le coût d’usage. Et pourtant, ce sujet reste largement absent du discours officiel.

🌡️ III. Canicule : quand la technologie montre ses limites
Les épisodes de chaleur extrême, désormais fréquents, mettent en lumière les fragilités des batteries.

🔥 1. La recharge ralentie
Une batterie exposée à une forte température réduit automatiquement sa vitesse de recharge pour éviter la surchauffe. Sur une borne rapide, en plein été, le temps d’attente peut augmenter de 20 à 40 %.

❄️ 2. La climatisation : un gouffre énergétique
Sur un trajet de 200 km, une climatisation réglée à 2 kW peut faire perdre 25 à 30 km d’autonomie. Le confort devient un compromis énergétique.

⚠️ 3. Une information rarement communiquée au public
Ces données existent, sont connues des constructeurs, mais ne figurent jamais dans les publicités. Elles ne sont pas non plus mises en avant dans les communications institutionnelles.

🌍 IV. Mondialisation : quand les contradictions éclatent au grand jour
Pendant quarante ans, les dirigeants ont célébré la « mondialisation heureuse ». Les délocalisations étaient présentées comme inévitables. Les pertes d’emplois comme des “adaptations nécessaires”. Les importations massives comme un progrès.

Aujourd’hui, changement de discours.

1. Les Français achètent des voitures électriques chinoises
Moins chères. Souvent mieux équipées. Parfois plus fiables. Et cela dérange.

2. Une mondialisation acceptable… tant qu’elle profite aux élites économiques
Quand les industriels délocalisaient, tout allait bien. Quand les profits étaient tirés de l’écart entre le yuan et l’euro, personne ne s’en offusquait. Quand les marges étaient gigantesques, aucun débat national.

Mais que les Français profitent à leur tour de la mondialisation ? Alors là, scandale.

3. Le discours officiel se retourne
On nous explique désormais qu’il faut acheter une voiture électrique… Mais surtout pas chinoise.

🎭 V. Théâtre de la France : une scène fictive, mais révélatrice
Trois coups. Lever de rideau.

Deux responsables politiques discutent en coulisses :

— « Tu sais, les Français achètent désormais leurs vêtements, leurs télévisions, leurs ordinateurs… et même leurs voitures électriques en Chine. » — « Non mais c’est incroyable ! Ils profitent de la mondialisation ? » — « Nos amis sont scandalisés. Il faut réagir : placer nos alliés aux postes clés, taxer les produits chinois. Pas question que les ménages modestes puissent modifier l’équilibre économique établi depuis des décennies. »

Rideau.

Cette scène est fictive. Mais les contradictions qu’elle illustre, elles, sont bien réelles.

🧭 VI. Ce que révèle vraiment cette situation
1. Une transition écologique mal préparée
La voiture électrique est un progrès, mais un progrès fragile. Elle dépend d’un réseau électrique sous tension, d’une technologie sensible à la météo, et d’une économie mondialisée instable.

2. Une communication institutionnelle sélective
Les avantages sont mis en avant. Les limites sont minimisées. Les hausses tarifaires sont silencieuses.

3. Une fracture sociale qui s’accentue
Les ménages modestes sont incités à acheter des véhicules coûteux, tout en étant pénalisés par les hausses de tarifs et les contraintes techniques.

✍️ Conclusion : la tribune du Citoyen
La voiture électrique n’est pas un ennemi. Elle n’est pas non plus un miracle. Elle est un outil, une technologie, un choix de société.

Mais pour que ce choix soit éclairé, il faut dire la vérité. Toute la vérité. Pas seulement celle qui arrange les discours officiels.

Nous vivons une époque formidable
Le Citoyen continuera de porter cette parole : indépendante, locale, engagée, et libre.

Actualités
Le pire n’est jamais sûr… surtout lorsqu’il est déjà là

18/07/2026

Le pire n’est jamais sûr… surtout lorsqu’il est déjà là

Au Journal Citoyen, cela nous inspire deux remarques.

D’une part  :
Quand un président qui a traité les Français de « fainéants », « gaulois réfractaires » ou « illettrés » se permet de donner des leçons d’optimisme, il faut rappeler une évidence : les sondages ne sont pas des prophéties 🔮, mais des réponses d’un échantillon représentatif de citoyens.

D’autre part  :
Comment prédire le pire… quand il est déjà sous nos yeux ?

  • Pouvoir d’achat en chute libre. 
  • Inflation persistante et hausse EDF de +2,5 %. 
  • Entreprises qui déposent le bilan par milliers. 
  • Narcotrafic, délinquance et violence ordinaire en hausse. 
  • Pauvreté en explosion selon Alternatives économiques. 
  • Chaînes d’info martelant la guerre avec la Russie.
  • Hôpital public et médecine de ville en état d’effondrement. 
  • Abstention devenue premier parti de France. 
  • 1 000 milliards de dette supplémentaires. 
  • Croissance systématiquement surévaluée.
  • Alliances politiques improbables pour sauver des sièges.
  • Projet de blocage des retraites jusqu’en 2030.
  • 90 milliards européens pour la guerre, pas pour la croissance.
  • Justice devenue un État dans l’État (Outreau).
  • Désindustrialisation massive.
  • ARCOM glissant vers la censure politique.
  • ARS hors-sol méprisant les soignants en Haute-Marne.
  • Dix ministres de la Santé en quelques mois.

Si nous continuions, il faudrait prévoir une ramette supplémentaire. Encore un secteur en crise, tiens…

Ici, en Haute‑Marne, on a même eu droit à une scène digne d’un théâtre politique !

Le président du conseil départemental sautant sur sa chaise comme un cabri:

célébrant la victoire de sa candidate sur le canton de Saint‑Dizier 1…avec 80 % d’abstention.

 Une image qui rappelle la célèbre phrase de De Gaulle :
« Il saute comme un cabri en répétant : l’Europe ! L’Europe ! »

Eh bien chez nous, c’était : « La victoire ! La victoire ! » … alors que quatre électeurs sur cinq ne se sont même pas déplacés  .

Un triomphe démocratique ? Non : un numéro de cabri politique.

🙏 Monsieur le Président… 
Il y a des moments où la discrétion est une vertu. Où l’on se retire sur la pointe des pieds. 
Où l’on évite de donner des leçons à un pays que l’on peine à comprendre.

Et l’argument préféré de vos soutiens revient comme un disque rayé : « Mais il a été élu, et deux fois ! »

C’est vrai. Et nous le répétons : un peuple qui vote choisit son sort. La démocratie française fonctionne ainsi.

Nous vivons décidément une époque formidable.
Le Citoyen

Actualités
Légion d’honneur pour Keir Starmer : un étrange bruit aux Invalides, entre histoire et ironie

17/07/2026

Légion d’honneur pour Keir Starmer : un étrange bruit aux Invalides, entre histoire et ironie

Le 19 mai 1802, au cœur d’une France encore marquée par les soubresauts révolutionnaires, Napoléon Bonaparte crée la Légion d’honneur. Il souhaite alors un ordre qui récompense la vertu, l’honneur et l’héroïsme, un pont entre la bravoure militaire et le mérite civil.

Un idéal républicain, presque sacré, qui devait incarner la grandeur de la Nation.

Treize ans plus tard, le 15 octobre 1815, l’Empereur déchu arrive à Sainte‑Hélène, loin de Paris, loin des Invalides, loin de cette France qu’il avait façonnée. Son tombeau, installé plus tard au cœur du monument parisien, deviendra un lieu de mémoire, de recueillement… et parfois de perplexité.

🎖️ 14 juillet 2026 : une cérémonie qui interroge
Ce 14 juillet 2026, jour de fête nationale, Emmanuel Macron décerne la Légion d’honneur à un homme qui n’est ni militaire français, ni citoyen de la République, ni même engagé dans une action d’intérêt national. Il s’agit du Premier ministre britannique démissionnaire Keir Starmer.

Un choix qui, au-delà de la diplomatie, a surpris jusque dans les travées des Invalides.
Certains témoins affirment même avoir entendu un bruit sourd, comme un écho venu du tombeau de Napoléon. Une rumeur, bien sûr. Une fiction assumée.
Un clin d’œil historique que nous revendiquons volontiers comme un poisson d’avril en plein mois de juillet.

Mais derrière l’humour, une question demeure :

👉 Napoléon aurait‑il imaginé, un jour, qu’un Anglais recevrait sa Légion d’honneur ? Difficile à croire.

Aussi improbable, diront certains, que de penser que les manuels d’histoire de France puissent un jour présenter Emmanuel Macron comme un grand homme d’État.

🏛️ Une distinction qui perd son sens ?
La Légion d’honneur, autrefois symbole de courage et de mérite, semble glisser lentement mais sûrement sur les marches de l’Histoire. Non pas par la faute de ceux qui la reçoivent, mais par celle de ceux qui la distribuent. Année après année, la distinction paraît s’éloigner de son essence : récompenser la vertu, l’honneur et l’héroïsme.

Ces mots, pourtant gravés dans la mémoire nationale, semblent parfois oubliés par nos élites, trop occupées à manier le prestige plutôt qu’à honorer le mérite.

🔥 Hommage à un véritable héros

À l’heure où certains reçoivent des médailles pour des raisons qui échappent au citoyen, d’autres tombent dans l’anonymat du quotidien.

Le jeune sapeur‑pompier volontaire Baptiste Gerfaud‑Valentin, 22 ans, est mort au combat contre le feu sur les pentes escarpées de la commune de Planay, en Savoie. Un engagement total, un courage absolu, une vie donnée pour protéger les autres.

Voilà ce que signifiaient autrefois les mots vertu, honneur, héroïsme. Voilà ce que la Légion d’honneur devrait continuer à incarner.

🌍 Une époque formidable

Entre cérémonies diplomatiques, symboles détournés et véritables actes de bravoure, la France avance, parfois avec ironie, souvent avec contradictions.
Mais le citoyen, lui, observe, analyse, et n’oublie pas.

Nous vivons une époque formidable.
Le Citoyen

Actualités
À chacun ses démocrates : Macron, soutien à Ahmed Al Charaa et Volodymyr Zelensky

14/07/2026

À chacun ses démocrates : Macron, soutien à Ahmed Al Charaa et Volodymyr Zelensky

🇸🇾 Syrie : un pouvoir arrivé par la force
Ahmed al‑Charaa, ancien chef jihadiste de HTS, a pris le pouvoir en décembre 2024 après avoir renversé Bachar al‑Assad lors d’une offensive éclair. Il devient dirigeant de facto le 8 décembre 2024, avant d’être officiellement nommé président par les structures révolutionnaires.

Difficile, dans ce contexte, de parler de « démocratie ».

🇺🇦 Ukraine : des élections impossibles… ou simplement non organisées ?
🗳️ Élections législatives
La Constitution ukrainienne prévoit que les élections législatives se tiennent le dernier dimanche d’octobre de la cinquième année du mandat parlementaire. Elles auraient donc dû avoir lieu le 29 octobre 2023.

🗳️ Élection présidentielle
L’Ukraine aurait dû élire son président en mars ou avril 2024. Mais la loi martiale, en vigueur depuis février 2022, interdit toute élection. Le mandat de Volodymyr Zelensky est donc prolongé automatiquement jusqu’à la fin de la guerre.

❓ Un retour à la démocratie : impossible ?
Pour la Syrie, nul doute : une dictature s’est installée par la force. Pour l’Ukraine, soutenir le peuple pourrait commencer par demander l’organisation d’élections, afin que la voix populaire puisse légitimement se prononcer.

La réponse des soutiens du président Zelensky est toujours la même : « Impossible en temps de guerre. »

Pourtant…

🌍 Des élections en temps de guerre : cela existe
Plusieurs pays ont déjà voté en pleine guerre ou en conflit armé majeur :

🇬🇧 Royaume‑Uni — 1945
🇺🇸 États‑Unis — 1864
🇮🇱 Israël — 1969
🇱🇰 Sri Lanka — 1983
🇮🇶 Irak — 2005

Ces scrutins servent souvent à légitimer un pouvoir, surtout lorsqu’il peut être bousculé par des mouvements de rue — comme celui des jeunes Ukrainiens il y a un an.

📦 La “révolution des cartons” :
un rappel démocratique
Du 22 au 31 juillet 2025, des milliers de jeunes Ukrainiens ont manifesté contre une loi affaiblissant les institutions anticorruption. Ce mouvement, baptisé révolution des cartons, visait directement une réforme validée par le gouvernement Zelensky.

Un peuple qui manifeste… mais qui ne peut pas voter.

🇬🇧 Zelensky, souvent comparé à Churchill ?
Dans l’enthousiasme, médias et élus ont comparé Zelensky à Churchill. Les mêmes ont comparé Macron à De Gaulle… ou à Napoléon.

Alors, chiche : Qu’il suive l’exemple de Churchill.

🇬🇧 Élections britanniques de 1945
Churchill organise des élections pendant la Seconde Guerre mondiale, juste après la victoire en Europe. Le pays est encore en guerre contre le Japon. Il est battu par Clement Attlee. Mais la démocratie a parlé.

La démocratie ne doit-elle pas pouvoir s’exprimer en tout temps et en toutes circonstances ?
Lorsque la démocratie exige que nos pères, nos fils, nos cousins, nos amis risquent leur vie pour elle,
la moindre des choses n’est-elle pas de consulter le peuple ?

🧠 Conclusion philosophique
Paul Valéry écrivait : « La guerre est décrétée par des hommes qui se connaissent bien et est faite par des hommes qui ne se connaissent pas. »

✍️ Nous vivons une époque formidable
Le Citoyen

Actualités
Hôpital de Langres : la chirurgie, chronique d’une mort annoncée ?

10/07/2026

Hôpital de Langres : la chirurgie, chronique d’une mort annoncée ?

À cela s’ajoute la grève des ambulanciers, qui tentent d’obtenir le paiement des transports inter‑hospitaliers impayés. Le cocktail est explosif : la disparition totale de la chirurgie est actée avant même que le président du Département ne coupe le ruban du futur “hôpital sans blocs opératoires”.

Étouffer les cris des citoyens ? Une spécialité des élites.

L’ARS : dont le responsable local est radié de l’Ordre des médecins. Un signe pour le moins étonnant de “compétence” pour juger de la pertinence des futurs hôpitaux haut‑marnais.

Le ministre de la Santé : dont beaucoup de citoyens seraient incapables de citer le nom, tant les ministres se succèdent au fil des gouvernements.

Le président du Conseil départemental : qui finance, mais affirme ne rien décider. Une position à géométrie variable, parfaitement compatible avec une stratégie de carrière nationale.
De là à imaginer qu’un élu puisse penser : « Paris vaut bien un hôpital sans chirurgie à Langres », il n’y a qu’un pas… que nous ne franchirons pas.

La situation actuelle pour les patients de Langres

Quand l’ARS interdit d’opérer les enfants

Vous arrivez aux urgences avec votre enfant de dix ans, victime d’une appendicite aiguë. Le chirurgien, parfaitement compétent, vous explique que l’ARS a retiré le droit d’opérer les enfants à Langres.

Résultat : Vous prenez votre enfant, votre angoisse, et vous cherchez une ambulance pour rejoindre Dijon, en espérant que l’ARS ne soit pas passée par là aussi.

Après une telle épreuve, nul doute que certains citoyens auront une pensée pour ceux qui réclament la suppression des ARS, ces agences coûteuses dont l’utilité interroge… À part peut‑être pour offrir une reconversion confortable à des médecins radiés.

Comme disait Pierre Desproges : « Étonnant, non ? »

Quand l’ARS persiste et signe

Vous chutez, fracture de la cheville. En bon Langrois, vous vous rendez à l’hôpital où les chirurgiens sont reconnus pour leur expertise en chirurgie osseuse.

Même réponse : direction Dijon.

De là à penser que ces chirurgiens paient le prix de leur refus de travailler dans le futur hôpital de Chaumont… Ou de leur soutien à un hôpital unique et central à Rolampont… À vous de juger, citoyens, surtout à l’approche des élections de 2027 (présidentielle et législatives) et 2028 (départementales).

Conclusion:

À force d’envoyer les Haut‑Marnais se faire soigner à Dijon ou ailleurs, certains pourraient finir par s’interroger sur l’utilité d’habiter le département.

Cela rappelle cette scène dans le commerce :

 — « Tu as vu, j’ai mis le paquet, j’ai refait mon magasin, je suis au top ! » — « Il est beau ton magasin… mais tu n’as pas un client. »

Le slogan du département devient alors grinçant : « La vie est ici »… à condition d’être jeune et en bonne santé.

Nous vivons une époque formidable.
Le Citoyen

Actualités Villages
ANDELOT : trois médecins passent du libéralisme au collectivisme

06/07/2026

ANDELOT : trois médecins passent du libéralisme au collectivisme

Autant d’avantages cumulables, dans un pays où l’on déroule volontiers le tapis rouge aux médecins libéraux.

Puis survient le déconventionnement, choix pleinement assumé : les patients modestes se retrouvent à régler 50 € la consultation, sans aucun remboursement de l’Assurance maladie. Un libéralisme total… ou presque, au regard des aides publiques reçues à l’installation.

Du privé revendiqué au collectivisme assumé

Lorsque le gouvernement met fin à la possibilité de pratiquer hors convention, retournement spectaculaire : les « champions du privé » découvrent soudain les vertus du salariat. Les voilà désormais fonctionnaires territoriaux, employés par le Conseil départemental de la Haute‑Marne. Un virage idéologique à faire pâlir un contorsionniste.

Leur rémunération ? Mystère. Le JHM évoque une grille « difficilement lisible ». Étonnant, venant d’un journaliste ayant lui‑même travaillé au Conseil départemental auprès de Nicolas Lacroix. Si même les anciens de la maison n’y comprennent rien, c’est que le flou n’est pas un accident… mais une méthode. Comme le dit l’adage : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. »

Combien coûtent réellement ces médecins salariés ?

Un salaire net de 4 000 € représenterait environ 8 000 € de charge mensuelle pour la collectivité. Le chiffre reste approximatif : le Conseil départemental refuse de communiquer les montants exacts.

Ce que l’on sait, en revanche, est objectif :

2/3 des médecins libéraux travaillent environ 200 h/mois.
Pour un médecin salarié, la collectivité paierait :

140 h × 57,14 € = 8 000 €
60 h × 71,25 € = 4 275 € Total : 12 275 € / mois Sans compter le bâtiment, l’assurance, les déplacements… non divulgués.
Sur ces points, silence radio : les trois intéressés restent aussi discrets qu’au moment de leur déconventionnement. Passer du libéralisme revendiqué au collectivisme assumé exige, il est vrai, un certain talent pour l’acrobatie narrative.

Une désertification médicale instrumentalisée

La désertification médicale, personne ne la nie. Mais la responsabilité incombe à ceux qui dirigent le pays depuis cinquante ans — dont plusieurs proches de la majorité départementale actuelle.

Assumer le bilan ? Très peu pour eux. Ils rétorquent qu’ils ont été élus et réélus. Certes.

En démocratie, le peuple choisit son destin… mais souvent mal informé, grâce à des médias subventionnés dont la vigueur d’enquête varie selon que l’on tient le manche ou qu’on le conteste.

Résultat : abstention massive.

Le collectivisme version Haute‑Marne

Pendant ce temps, Nicolas Lacroix, secrétaire départemental des Républicains et président du Conseil départemental, applique avec enthousiasme une recette digne du Parti communiste : salarier les médecins.

Le collectivisme, finalement, ce n’est pas si mal… lorsqu’on en est le chef d’orchestre.

Les kolkhozes ne sont peut‑être plus si loin ?

Agriculteurs en difficulté, patience : les kolkhozes ne sont peut‑être plus si loin.
Imaginez : vos fermes rachetées par le Conseil départemental, et vous salariés. Le rêve soviétique, version Haute‑Marne.

En attendant : à vos impôts.

Nous vivons décidément une époque formidable.
Le Citoyen

Notes
Prime à l’installation : 50 000 € Exonération d’impôt sur le revenu : cinq premières années

 

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