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10/07/2026
À cela s’ajoute la grève des ambulanciers, qui tentent d’obtenir le paiement des transports inter‑hospitaliers impayés. Le cocktail est explosif : la disparition totale de la chirurgie est actée avant même que le président du Département ne coupe le ruban du futur “hôpital sans blocs opératoires”.
L’ARS : dont le responsable local est radié de l’Ordre des médecins. Un signe pour le moins étonnant de “compétence” pour juger de la pertinence des futurs hôpitaux haut‑marnais.
Le ministre de la Santé : dont beaucoup de citoyens seraient incapables de citer le nom, tant les ministres se succèdent au fil des gouvernements.
Le président du Conseil départemental : qui finance, mais affirme ne rien décider. Une position à géométrie variable, parfaitement compatible avec une stratégie de carrière nationale.
De là à imaginer qu’un élu puisse penser : « Paris vaut bien un hôpital sans chirurgie à Langres », il n’y a qu’un pas… que nous ne franchirons pas.
La situation actuelle pour les patients de Langres
Vous arrivez aux urgences avec votre enfant de dix ans, victime d’une appendicite aiguë. Le chirurgien, parfaitement compétent, vous explique que l’ARS a retiré le droit d’opérer les enfants à Langres.
Résultat : Vous prenez votre enfant, votre angoisse, et vous cherchez une ambulance pour rejoindre Dijon, en espérant que l’ARS ne soit pas passée par là aussi.
Après une telle épreuve, nul doute que certains citoyens auront une pensée pour ceux qui réclament la suppression des ARS, ces agences coûteuses dont l’utilité interroge… À part peut‑être pour offrir une reconversion confortable à des médecins radiés.
Comme disait Pierre Desproges : « Étonnant, non ? »
Vous chutez, fracture de la cheville. En bon Langrois, vous vous rendez à l’hôpital où les chirurgiens sont reconnus pour leur expertise en chirurgie osseuse.
Même réponse : direction Dijon.
De là à penser que ces chirurgiens paient le prix de leur refus de travailler dans le futur hôpital de Chaumont… Ou de leur soutien à un hôpital unique et central à Rolampont… À vous de juger, citoyens, surtout à l’approche des élections de 2027 (présidentielle et législatives) et 2028 (départementales).
Conclusion:
À force d’envoyer les Haut‑Marnais se faire soigner à Dijon ou ailleurs, certains pourraient finir par s’interroger sur l’utilité d’habiter le département.
Cela rappelle cette scène dans le commerce :
— « Tu as vu, j’ai mis le paquet, j’ai refait mon magasin, je suis au top ! » — « Il est beau ton magasin… mais tu n’as pas un client. »
Le slogan du département devient alors grinçant : « La vie est ici »… à condition d’être jeune et en bonne santé.
Nous vivons une époque formidable.
Le Citoyen
06/07/2026
Autant d’avantages cumulables, dans un pays où l’on déroule volontiers le tapis rouge aux médecins libéraux.
Puis survient le déconventionnement, choix pleinement assumé : les patients modestes se retrouvent à régler 50 € la consultation, sans aucun remboursement de l’Assurance maladie. Un libéralisme total… ou presque, au regard des aides publiques reçues à l’installation.
Du privé revendiqué au collectivisme assumé
Lorsque le gouvernement met fin à la possibilité de pratiquer hors convention, retournement spectaculaire : les « champions du privé » découvrent soudain les vertus du salariat. Les voilà désormais fonctionnaires territoriaux, employés par le Conseil départemental de la Haute‑Marne. Un virage idéologique à faire pâlir un contorsionniste.
Leur rémunération ? Mystère. Le JHM évoque une grille « difficilement lisible ». Étonnant, venant d’un journaliste ayant lui‑même travaillé au Conseil départemental auprès de Nicolas Lacroix. Si même les anciens de la maison n’y comprennent rien, c’est que le flou n’est pas un accident… mais une méthode. Comme le dit l’adage : « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. »
Combien coûtent réellement ces médecins salariés ?
Un salaire net de 4 000 € représenterait environ 8 000 € de charge mensuelle pour la collectivité. Le chiffre reste approximatif : le Conseil départemental refuse de communiquer les montants exacts.
Ce que l’on sait, en revanche, est objectif :
2/3 des médecins libéraux travaillent environ 200 h/mois.
Pour un médecin salarié, la collectivité paierait :
140 h × 57,14 € = 8 000 €
60 h × 71,25 € = 4 275 € Total : 12 275 € / mois Sans compter le bâtiment, l’assurance, les déplacements… non divulgués.
Sur ces points, silence radio : les trois intéressés restent aussi discrets qu’au moment de leur déconventionnement. Passer du libéralisme revendiqué au collectivisme assumé exige, il est vrai, un certain talent pour l’acrobatie narrative.
Une désertification médicale instrumentalisée
La désertification médicale, personne ne la nie. Mais la responsabilité incombe à ceux qui dirigent le pays depuis cinquante ans — dont plusieurs proches de la majorité départementale actuelle.
Assumer le bilan ? Très peu pour eux. Ils rétorquent qu’ils ont été élus et réélus. Certes.
En démocratie, le peuple choisit son destin… mais souvent mal informé, grâce à des médias subventionnés dont la vigueur d’enquête varie selon que l’on tient le manche ou qu’on le conteste.
Résultat : abstention massive.
Le collectivisme version Haute‑Marne
Pendant ce temps, Nicolas Lacroix, secrétaire départemental des Républicains et président du Conseil départemental, applique avec enthousiasme une recette digne du Parti communiste : salarier les médecins.
Le collectivisme, finalement, ce n’est pas si mal… lorsqu’on en est le chef d’orchestre.
Les kolkhozes ne sont peut‑être plus si loin ?
Agriculteurs en difficulté, patience : les kolkhozes ne sont peut‑être plus si loin.
Imaginez : vos fermes rachetées par le Conseil départemental, et vous salariés. Le rêve soviétique, version Haute‑Marne.
En attendant : à vos impôts.
Nous vivons décidément une époque formidable.
Le Citoyen
Notes
Prime à l’installation : 50 000 € Exonération d’impôt sur le revenu : cinq premières années
20/06/2026
Car comment ne pas halluciner devant les décisions, les coups médiatiques et les fanfaronnades de ceux qui prétendent gérer notre système de santé ?
Souvenez‑vous :
Défilé de ministres, ARS en goguette, élus départementaux en pleine chorégraphie de ciseaux dorés
Rubans coupés, truelles brandies, premières pierres posées, petits fours engloutis, champagne sabré comme si la Haute‑Marne venait d’inventer la médecine moderne
Tout ce cirque pour couvrir la grogne du peuple et célébrer leur grande « restructuration » hospitalière.
Et aujourd’hui, on découvre quoi ?
Que les hôpitaux ne paieraient même plus les ambulanciers privés.
Oui, ceux qui bossent vraiment.
Les invisibles qui font tourner la machine 🔧
Ces chefs d’entreprise ont mis leurs économies, leurs emprunts, leurs nuits blanches dans leurs ambulances.
Ils embauchent, paient charges, taxes, carburant hors de prix
Ce sont eux qui viennent vous chercher chez vous, vous emmènent aux examens, aux consultations, aux hospitalisations.
Là, pas de souci : la Sécu et les mutuelles règlent.
Mais dès qu’il s’agit de transports entre deux hôpitaux, c’est une autre musique
Parce que, oui, nos décideurs ont eu l’idée géniale de construire des hôpitaux sans bloc opératoire
Résultat : un médecin vous diagnostique une opération… puis vous annonce qu’il faut vous envoyer dans un hôpital « complet », un vrai, avec bloc opératoire.
Forcément.
Et comme les hôpitaux n’ont pas d’ambulances internes, on appelle les privés.
Des privés tellement conciliants qu’ils acceptent d’être payés plus tard.
Sauf que pour certains décideurs, « plus tard » veut dire jamais.
La dette gonfle, les impayés s’empilent, et après des mois de relances polies, les ambulanciers craquent.
Normal.
Le bon sens qu’on a perdu en route
Ma grand‑mère aurait réglé l’affaire en deux phrases :
« Hé Nini, c’est fini. Vos transports, vous les faites vous‑mêmes ou vous payez votre dette. Point. »
Conclusion
Entre deux hôpitaux, les petits fours voyagent manifestement plus vite que les patients.
Formidable époque, vraiment.
Le Citoyen Voir moins
18/06/2026
Silence radio. Pas même un accusé de réception pour la forme.
Interrogé par un journaliste du quotidien départemental, le maire raconte les faits.
Et là, comme par magie, l’ego présidentiel se réveille : Nicolas Lacroix surgit pour revendiquer la paternité de l’opération, façon « c’est moi qui l’ai fait ».
Commence alors un récit épique, digne d’un Homère sous caféine.
Certains passages méritent presque un générique :
« Nos discussions ont été rudes… Au début, bénéficier du dispositif d’antenne était impossible. »
On imagine les lecteurs, bouche bée, prêts à appeler les secours :
— « Venez vite, Nicolas raconte sa mission impossible ! »
Le suspense grimpe, la tension monte… et la suite tombe,
façon comédie culte :
« Puis le règlement a évolué et nous avons été éligibles. »
Ah, le fameux règlement qui évolue pile au bon moment.
Un classique.
Puis arrive la Rafarinade du jour, servie
avec un sérieux olympique :
« Avec le pharmacien, on a pu monter ensemble ce qui n’était pas possible au début. »
On en viendrait presque à réclamer un tapis rouge, une fanfare et une limousine de fonction supplémentaire .
Mais la chute, elle, vaut son pesant de cacahuètes :
« Je n’avais pas à discuter de cela avec la mairie. »
Les habitants apprécieront.
Les maires du territoire aussi.
Cette phrase résume à elle seule l’hubris que certains reprochent à Nicolas Lacroix.
Comme dirait Gaston Lagaffe :
« M’enfin… »
– Je n’avais pas à parler de l’hôpital de Langres avec les soignants ou les patients.
– Je n’avais pas à parler de la pharmacie avec le maire de Doulaincourt.
– Je n’ai pas à m’expliquer sur ce que je fais ou ce que je touche.
« M’enfin… »
Mais ne soyons pas injustes :
la tradition est ancienne.
Bruno Sido, son prédécesseur, n’était‑il pas surnommé
« Le Roi Sido » ?
Il fallait bien un empereur pour lui succéder.
Peut‑être est‑ce pour cela qu’ils se retrouvent tous dans le même parti.
Scène de magasin :
quand l’innocence résume tout
Un jour, dans un magasin, un père et son petit garçon regardaient les télévisions.
Un reportage évoquait une réunion des LR sur les plages de Normandie.
Le petit garçon demande, tout doucement :
— « Dis papa, LR au bord de la mer…
Ça veut dire Les Requins ? »
Le père éclate de rire :
— « Mais non mon fils, ça veut dire Les Républicains.
C’est un parti politique avec des femmes et des hommes qui veulent tous devenir présidents de la République. »
Difficile de ne pas imaginer cette réplique
dans la bouche d’un chansonnier.
Nous vivons décidément une époque formidable.
Le Citoyen
13/06/2026
Le canton compte 9 090 inscrits.
C’est sur ce chiffre — pas sur les pourcentages gonflés des exprimés — que se mesure la réalité.
Les scores réels, ceux que personne n’aime rappeler
• Delphine Glowiak (majorité Lacroix) :
10,97 % des inscrits, 998 voix.
Autrement dit : élue par un habitant sur dix.
• Éric Gauthier (RN) :
9,38 % des inscrits, 853 voix.
Une poignée de voix dans un océan d’indifférence
Delphine Glowiak récupère donc le siège laissé vacant par Laurence Robert‑Dehault, qui, en tant que tête de liste d’opposition, a échoué à conquérir la ville de Saint‑Dizier lors des dernières municipales.
Elle siège désormais dans l’opposition municipale.
Et surtout : sa position de députée rendait sa démission du conseil départemental aussi prévisible qu’inévitable, la loi imposant de choisir entre certains mandats.
Une formalité administrative déguisée en suspense politique.
Le RN, de son côté, a tenté de sauver un siège gagné d’un cheveu en 2021 — quatre voix — en misant sur le courageux agriculteur, ancien suppléant de la députée, chargé de mener une opération clairement compliquée 🚜.
Une mission quasi impossible dans un climat où plus personne n’y croit vraiment.
Un système qui craque, et des citoyens qui tournent le dos.
Difficile de s’étonner du désintérêt quand, depuis des années, les décisions tombent d’en haut comme des sentences :
• Le référendum de 2005 contourné.
• Les hôpitaux restructurés sans vraie concertation.
• Une justice perçue comme intouchable et irresponsable ⚖️.
Et pendant ce temps, les grands médias annoncent tranquillement que l’Ukraine pourrait entrer dans l’Union européenne.
Certains commentent, acides :
« L’Ukraine, un pays où on ne vote plus depuis cinq ans… Finalement, ça colle bien avec l’époque. »
Le canton décroche, tout simplement
7 272 électeurs ont préféré le barbecue, le Der ou juste la paix .
Quand un territoire se vide, les urnes se vident avec.
Les médias locaux, soudain réveillés
Le quotidien haut‑marnais, si discret pour mobiliser avant le second tour, a soudain retrouvé sa plume pour annoncer la victoire de la candidate de la majorité.
Comme par magie.
Comme d’habitude.
Demain, le « coq » chantera dans la basse‑cour du conseil départemental .
La nouvelle élue rejoindra une majorité qui votera, comme toujours, dans le sens du chef.
Mais deux voix continueront de grincer : Magali Cartagena et Michel Karakula.
La majorité absolue dont rêvait le président Lacroix n’est toujours pas là.
Il reste un binôme de récalcitrants déterminés, et ça suffit pour faire tache dans la photo de famille.
Monsieur le Président : 2028 n’est pas si loin.
Avec un peu de chance, « l’hôpital sans bloc opératoire » sera inauguré d’ici là .
Ça fera un joli ruban à couper 🎀.
Nous vivons une époque formidable.
Le Citoyen
12/06/2026
Quand la justice se déplace, c’est rarement pour admirer un chantier.
Pourquoi ? Parce que cinq bâtiments BASMAT ont été rasés alors que la loi impose de vérifier la présence d’espèces protégées 🌿.
Une formalité ?
Non. Une obligation légale stricte.
Et pourtant, le Conseil départemental de la Haute‑Marne
a foncé… comme si la loi était un détail décoratif.
Difficile d’imaginer que son président n’était pas au courant.
D’autant qu’un rapport de la SOCOTEC disait clairement :
« Retarder la démolition des bâtiments sensibles. »
Traduction : Ne touchez à rien tant que les diagnostics ne sont pas faits.
Mais les pelleteuses, elles, n’ont pas attendu.
Résultat : cinq bâtiments au sol et une enquête judiciaire au‑dessus de la tête du Département.
Communication d’abord, légalité ensuite : la méthode Lacroix
Premières pierres, caméras, discours enflammés, petits fours…
Le spectacle était prêt.Le dossier, lui, beaucoup moins.
À force de courir après les photos et les rubans à couper,
on finit par oublier un détail :
le droit administratif ne se découpe pas au ciseau doré.
Le plus ironique ?
Le président Lacroix répète que le projet hospitalier est un projet ARS, pas le sien.
Mais pour les pelleteuses, là, il était bien aux commandes.
Et la préfecture ? Silence radio ou deux poids, deux mesures ?
Le jeune maire de Langres, Théo Caviezel, a été convoqué devant le tribunal administratif pour un conseil municipal en plein air.
Très bien. La loi, c’est la loi.
Mais alors…
Cinq bâtiments rasés sans respecter les procédures, et là, rien ?
Pas de convocation ?
Pas de rappel à l’ordre ?
Pas même un froncement de sourcil ?
Les citoyens pourraient légitimement se demander si la loi est la même pour tout le monde.
Ou si certains bénéficient d’un étonnant parapluie administratif.
Parce que si raser des bâtiments avant d’avoir toutes les autorisations est soudain devenu légal, il serait peut‑être temps de prévenir :
• les maires,
• les entreprises,
• les citoyens…
Histoire que tout le monde profite du miracle .
Le respect de la loi n’est pas optionnel. Il s’impose à tous.
Même aux présidents de Département.
Même quand les caméras tournent.
Même quand on veut aller vite.
Encore faut‑il y croire.
Nous vivons une époque formidable.
Le Citoyen.