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Haute‑Marne : traduire en justice le maire de Langres

09/06/2026

Haute‑Marne : traduire en justice le maire de Langres

Alors quand on apprend que Théo Caviezel, jeune maire de Langres, aurait commis une faute gravissime, on retient son souffle.
Les citoyens tremblent, glacés d’effroi, médusés par l’ampleur du scandale. 
Aurait‑il débarqué avec 300 caravanes familiales pour occuper un terrain sans autorisation ? 
Aurait‑il organisé des rodéos de motos pétaradantes au Vert‑Bois ?
Aurait‑il tiré des feux d’artifice sur les forces de l’ordre ? 
Non.
Rien de tout cela.
On respire.
Son crime ?
Avoir tenu un conseil municipal sur le site du futur hôpital.
Oui, ce même hôpital déjà baptisé par l’ARS, le Gouvernement et le Président du Département.
Un acte d’une audace folle, presque subversive.
Il faut dire que le maire a le mauvais goût de ne pas s’agenouiller devant la « nomenklatura locale et nationale ».
Et ça, dans certains milieux, c’est un péché capital.

Le JHM, fidèle à sa ligne, lui sert régulièrement des articles aussi chaleureux qu’un mois de février en Haute‑Marne. 
Soutenu par des milliers de citoyens et d’élus de terrain, le bouillonnant Caviezel avait d’ailleurs répondu à un article du 22 mai avec une élégance toute orientale :
« Quand le sage désigne la lune, l’idiot de journaliste regarde le doigt. » 
Autant dire qu’il a appuyé sur le bouton « activation du broyeur ».
Le système adore ça : un élu qui parle trop fort, ça se recadre. 
On ne défie pas l’ordre établi.
On ne contrarie pas l’État profond quand on n’a pas la carte du club. 
Résultat : Monsieur le Maire devra s’expliquer devant le tribunal administratif.
Parce que, visiblement, la justice croule sous le vide et doit s’occuper. 
Nous vivons une époque formidable. 
Le Citoyen. 

Quand le JHM relaie L’Humanité : chronique d’un emballement médiatique

02/06/2026

Quand le JHM relaie L’Humanité : chronique d’un emballement médiatique

En relayant presque mot pour mot une enquête de L’Humanité, le Journal de la Haute‑Marne ne se contente pas d’informer : il s’aligne.
Il épouse une grille de lecture politique, la reproduit, la diffuse.
Et ce choix éditorial n’est pas anodin.
👉 Article du JHM : 
https://jhm.fr/liens-avec-lextreme-droite-lassociation.../

 Arcade, coupable idéale : quand l’étiquette remplace l’enquête
Le 28 mai, L’Humanité publie un article visant l’association Arcade, reconnue pour son travail remarquable de restauration du patrimoine.
Le journal y appose une formule commode : « nébuleuse d’extrême droite ».
Une expression-valise, suffisamment floue pour frapper, suffisamment large pour englober qui l’on veut.
Le JHM reprend l’accusation sans nuances, sans recul, sans vérification supplémentaire.
On ne lit plus un reportage : on lit une catéchèse politique.

Une atmosphère inquisitrice s’installe, où l’insinuation tient lieu de preuve.
Ce que cette affaire révèle
1. Une cérémonie nationale sacrifiée sur l’autel du soupçon.
Les bénévoles d’Arcade devaient recevoir :
    • Le Prix 2026 du Patrimoine, 
    • remis par la fondation Stéphane Bern, 
    • sous la Coupole de l’Institut de France, 
    • en présence de la Première dame. 
Un moment rare, mérité, attendu. Annulé.
Non pas sur la base d’une enquête judiciaire, mais d’un article militant.
C’est une dérive inquiétante : la suspicion devient un argument suffisant pour effacer des années de travail.

2. Des noms jetés en pâture, sans faits établis L’Humanité cite :
    • Pierre‑Edouard Stérin, 
    • Amaury Gomart, ancien collaborateur d’une députée proche de Philippe de Villiers, 
et leur reproche… d’être apparus dans Valeurs Actuelles ou d’avoir été photographiés près d’un candidat RN.
Aucun délit.
Aucune procédure.
Aucun élément matériel.
Juste des proximités supposées, transformées en charges.
Et cela suffit pour faire reculer une fondation nationale.

3. Un maire sommé de réagir à des faits inexistants
Le JHM interroge ensuite le nouveau maire de Langres, Théo Caviezel, au sujet de la participation d’Amaury Gomart à un chantier jeune en 2024,
à la Maison‑Dieu de Mormant.
Le maire dit avoir « demandé des comptes » tout en rappelant « la présomption d’innocence ».
La présomption d’innocence… appliquée à des faits qui ne relèvent d’aucune infraction.
On atteint là un sommet d’absurdité : répondre à une accusation qui n’existe pas.

Quand L’Humanité s’érige en tribunal moral
Le journal distribue bons et mauvais points, décide qui est fréquentable ou non.
Un rôle qui n’appartient ni à une rédaction, ni à un parti, ni à un média.
Et son propre passé rappelle que la vertu n’est pas toujours de son côté :
    • 2013 : annulation par le gouvernement Ayrault d’un prêt de 4 086 710 € que le journal ne pouvait rembourser. 
    • 2014 : condamnation de la Société nouvelle du journal L’Humanité à 75 000 € d’amende pour « abus de confiance »,
                      « recel » et « complicité » dans l’affaire du comité d’entreprise d’EDF. 
👉 Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Humanit%C3%A9

Pourtant, c’est ce même journal qui, aujourd’hui, désigne les « bons » et les « mauvais ». 
Il y a là une contradiction que chacun appréciera.
Les dégâts sont bien réels
    • Une association exemplaire, salie sans preuve. 
    • Une cérémonie nationale annulée sous pression. 
    • Une Première dame écartée d’un événement qu’elle devait honorer. 
    • Un maire déstabilisé, sommé de réagir à des soupçons sans fondement. 
Tout cela pour un article militant, repris sans recul par un quotidien départemental.

Conclusion — Le devoir de relever la tête
Le 3 juin 2026 restera peut‑être comme le jour où un journal local a choisi de relayer une lecture idéologique
plutôt que de produire un travail journalistique autonome.

Une époque formidable, dit-on. Formidable, 
oui — à condition de ne jamais baisser les yeux devant les dérives du soupçon.
Le Citoyen