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12/08/2026
À partir de l’été 2026, des milliers de retraités découvrent une modification réglementaire qui impacte directement leur budget. Le décret n° 2026‑261 du 8 avril 2026, publié discrètement au Journal officiel, relève de 70 à 80 ans l’âge ouvrant droit à l’exonération automatique de cotisations patronales pour l’emploi d’une aide à domicile.
📰 Un changement réglementaire passé sous silence
Cette mesure, qui modifie l’article D.241‑10 du Code de la sécurité sociale, stipule désormais :
« L’exonération prévue au présent article est applicable aux particuliers employeurs âgés de quatre‑vingts ans et plus. »
Pour les personnes âgées de 70 à 79 ans, l’impact est immédiat : la suppression de l’exonération entraîne une hausse du reste à charge pour les services essentiels au maintien à domicile.
👥 Des retraités pris de court
« On ne nous a rien dit. J’ai découvert ça en regardant mon relevé CESU », témoigne Marie, 74 ans, qui emploie une aide à domicile trois heures par semaine.
Comme elle, près de 350 000 retraités, selon l’Urssaf, sont concernés par cette évolution.
Beaucoup affirment avoir appris la nouvelle par hasard, sans communication préalable claire.
« Je fais attention à tout, je compte chaque euro. Là, ça fait une hausse directe. Je ne peux pas pousser les murs », explique Gérard, 78 ans,
vivant seul et dépendant d’une aide pour le ménage et les courses.
💶 Une hausse du reste à charge pour des services essentiels
Le relèvement du seuil à 80 ans signifie que les particuliers employeurs de 70 à 79 ans doivent désormais assumer l’intégralité des cotisations patronales liées à l’emploi d’une aide à domicile.
Pour certains foyers, cela représente plusieurs dizaines d’euros supplémentaires par mois, une charge non négligeable dans des budgets déjà serrés.
Le décret précise également que l’exonération concerne uniquement les particuliers employeurs et les utilisateurs du CESU, excluant les personnes passant par des structures prestataires.
🏠 Des vies fragiles mises en tension
« Sans mon aide à domicile, je ne peux pas rester dans ma maison. Mais si ça augmente trop, je devrai réduire…
et je ne sais pas comment je ferai », confie Jeanne, 76 ans, atteinte d’arthrose sévère.
Pour ces retraités, l’aide à domicile n’est pas un confort, mais une nécessité. Réduire les heures ou renoncer à certaines prestations peut avoir des conséquences directes sur leur autonomie, leur santé et leur sécurité.
⚖️ Une mesure discrète, un impact bien réel
Si le décret est passé presque inaperçu lors de sa publication, ses effets se font sentir dans le quotidien de milliers de personnes âgées.
Entre hausse des coûts, inquiétudes et sentiment d’injustice, ce changement réglementaire soulève de nombreuses questions sur la prise en charge de la dépendance et le soutien aux retraités.
Nous vivons une époque formidable ... enfin presque
Le Citoyen