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10/06/2026
Traduire en justice le maire de Langres… vraiment la priorité du moment ? Le préfet, c’est l’incarnation de l’État. Le gardien des lois. Le rempart de la République.
Rien que ça.
Alors quand on apprend que Théo Caviezel, jeune maire de Langres, aurait commis une faute gravissime, on retient son souffle.
Les citoyens tremblent, glacés d’effroi, médusés par l’ampleur du scandale.
Aurait‑il débarqué avec 300 caravanes familiales pour occuper un terrain sans autorisation ?
Aurait‑il organisé des rodéos de motos pétaradantes au Vert‑Bois ?
Aurait‑il tiré des feux d’artifice sur les forces de l’ordre ?
Non.
Rien de tout cela.
On respire.
Son crime ?
Avoir tenu un conseil municipal sur le site du futur hôpital.
Oui, ce même hôpital déjà baptisé par l’ARS, le Gouvernement et le Président du Département.
Un acte d’une audace folle, presque subversive.
Il faut dire que le maire a le mauvais goût de ne pas s’agenouiller devant la « nomenklatura locale et nationale ».
Et ça, dans certains milieux, c’est un péché capital.
Le JHM, fidèle à sa ligne, lui sert régulièrement des articles aussi chaleureux qu’un mois de février en Haute‑Marne.
Soutenu par des milliers de citoyens et d’élus de terrain, le bouillonnant Caviezel avait d’ailleurs répondu à un article du 22 mai avec une élégance toute orientale :
« Quand le sage désigne la lune, l’idiot de journaliste regarde le doigt. »
Autant dire qu’il a appuyé sur le bouton « activation du broyeur ».
Le système adore ça : un élu qui parle trop fort, ça se recadre.
On ne défie pas l’ordre établi.
On ne contrarie pas l’État profond quand on n’a pas la carte du club.
Résultat : Monsieur le Maire devra s’expliquer devant le tribunal administratif.
Parce que, visiblement, la justice croule sous le vide et doit s’occuper.
Nous vivons une époque formidable.
Le Citoyen.