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12/06/2026
Le Département joue‑t‑il avec les règles ?
La plainte de SOS Pays de Langres n’a pas seulement fait du bruit : elle a fait bouger la justice.
La cour d’appel de Dijon ordonne une enquête
Quand la justice se déplace, c’est rarement pour admirer un chantier.
Pourquoi ? Parce que cinq bâtiments BASMAT ont été rasés alors que la loi impose de vérifier la présence d’espèces protégées 🌿.
Une formalité ?
Non. Une obligation légale stricte.
Et pourtant, le Conseil départemental de la Haute‑Marne
a foncé… comme si la loi était un détail décoratif.
Difficile d’imaginer que son président n’était pas au courant.
D’autant qu’un rapport de la SOCOTEC disait clairement :
« Retarder la démolition des bâtiments sensibles. »
Traduction : Ne touchez à rien tant que les diagnostics ne sont pas faits.
Mais les pelleteuses, elles, n’ont pas attendu.
Résultat : cinq bâtiments au sol et une enquête judiciaire au‑dessus de la tête du Département.
Communication d’abord, légalité ensuite : la méthode Lacroix
Premières pierres, caméras, discours enflammés, petits fours…
Le spectacle était prêt.Le dossier, lui, beaucoup moins.
À force de courir après les photos et les rubans à couper,
on finit par oublier un détail :
le droit administratif ne se découpe pas au ciseau doré.
Le plus ironique ?
Le président Lacroix répète que le projet hospitalier est un projet ARS, pas le sien.
Mais pour les pelleteuses, là, il était bien aux commandes.
Et la préfecture ? Silence radio ou deux poids, deux mesures ?
Le jeune maire de Langres, Théo Caviezel, a été convoqué devant le tribunal administratif pour un conseil municipal en plein air.
Très bien. La loi, c’est la loi.
Mais alors…
Cinq bâtiments rasés sans respecter les procédures, et là, rien ?
Pas de convocation ?
Pas de rappel à l’ordre ?
Pas même un froncement de sourcil ?
Les citoyens pourraient légitimement se demander si la loi est la même pour tout le monde.
Ou si certains bénéficient d’un étonnant parapluie administratif.
Parce que si raser des bâtiments avant d’avoir toutes les autorisations est soudain devenu légal, il serait peut‑être temps de prévenir :
• les maires,
• les entreprises,
• les citoyens…
Histoire que tout le monde profite du miracle .
Le respect de la loi n’est pas optionnel. Il s’impose à tous.
Même aux présidents de Département.
Même quand les caméras tournent.
Même quand on veut aller vite.
Encore faut‑il y croire.
Nous vivons une époque formidable.
Le Citoyen.