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18/06/2026
L’art de l’esquive selon Nicolas Lacroix
Le maire de Doulaincourt‑Saucourt, Frédéric Fabre, s’est mobilisé pour obtenir la réouverture partielle de la pharmacie du village.
Il a reçu des soutiens institutionnels, mais ses sollicitations adressées à la communauté de communes Meuse Rognon, présidée par Nicolas Lacroix, sont restées lettre morte.
Silence radio. Pas même un accusé de réception pour la forme.
Interrogé par un journaliste du quotidien départemental, le maire raconte les faits.
Et là, comme par magie, l’ego présidentiel se réveille : Nicolas Lacroix surgit pour revendiquer la paternité de l’opération, façon « c’est moi qui l’ai fait ».
Commence alors un récit épique, digne d’un Homère sous caféine.
Certains passages méritent presque un générique :
« Nos discussions ont été rudes… Au début, bénéficier du dispositif d’antenne était impossible. »
On imagine les lecteurs, bouche bée, prêts à appeler les secours :
— « Venez vite, Nicolas raconte sa mission impossible ! »
Le suspense grimpe, la tension monte… et la suite tombe,
façon comédie culte :
« Puis le règlement a évolué et nous avons été éligibles. »
Ah, le fameux règlement qui évolue pile au bon moment.
Un classique.
Puis arrive la Rafarinade du jour, servie
avec un sérieux olympique :
« Avec le pharmacien, on a pu monter ensemble ce qui n’était pas possible au début. »
On en viendrait presque à réclamer un tapis rouge, une fanfare et une limousine de fonction supplémentaire .
Mais la chute, elle, vaut son pesant de cacahuètes :
« Je n’avais pas à discuter de cela avec la mairie. »
Les habitants apprécieront.
Les maires du territoire aussi.
Cette phrase résume à elle seule l’hubris que certains reprochent à Nicolas Lacroix.
Comme dirait Gaston Lagaffe :
« M’enfin… »
– Je n’avais pas à parler de l’hôpital de Langres avec les soignants ou les patients.
– Je n’avais pas à parler de la pharmacie avec le maire de Doulaincourt.
– Je n’ai pas à m’expliquer sur ce que je fais ou ce que je touche.
« M’enfin… »
Mais ne soyons pas injustes :
la tradition est ancienne.
Bruno Sido, son prédécesseur, n’était‑il pas surnommé
« Le Roi Sido » ?
Il fallait bien un empereur pour lui succéder.
Peut‑être est‑ce pour cela qu’ils se retrouvent tous dans le même parti.
Scène de magasin :
quand l’innocence résume tout
Un jour, dans un magasin, un père et son petit garçon regardaient les télévisions.
Un reportage évoquait une réunion des LR sur les plages de Normandie.
Le petit garçon demande, tout doucement :
— « Dis papa, LR au bord de la mer…
Ça veut dire Les Requins ? »
Le père éclate de rire :
— « Mais non mon fils, ça veut dire Les Républicains.
C’est un parti politique avec des femmes et des hommes qui veulent tous devenir présidents de la République. »
Difficile de ne pas imaginer cette réplique
dans la bouche d’un chansonnier.
Nous vivons décidément une époque formidable.
Le Citoyen